Victimes de la traite des êtres humains

En raison de leur vulnérabilité, certains demandeurs d’asile peuvent devenir victimes de la traite des êtres humains, de la prostitution ou de l’exploitation économique.
Le CGRA accorde une attention particulière à l’examen des demandes d’asile de ces personnes. Une cellule consacrée à la traite des êtres humains a en effet été créée au sein du CGRA, afin de coordonner toutes les enquêtes sur la traite des êtres humains et l’aide aux victimes, centraliser, traiter et analyser toutes les informations pertinentes à ce sujet.
Pour que les demandes d’asile puissent être traitées minutieusement, la cellule « Traite des êtres humains » comprend un coordinateur assisté par un responsable issu de chaque section géographique. L’information obtenue auprès des différentes sections géographiques sera centralisée par le coordinateur. Si nécessaire, celui-ci prend contact avec les instances judiciaires par l’intermédiaire du Commissaire général.
Sur la base des dossiers d’asile individuels, le CGRA tente de déceler les victimes potentielles de la traite des êtres humains. L’examen des demandes et l’audition de ces victimes potentielles sont réalisés par un agent spécialisé. Ces agents seront assistés par le responsable géographique et informés sur la manière d’auditionner, sur les questions spécifiques au problème et sur les possibilités d’aide aux victimes.
Il va de soi que toute enquête sur les problèmes d’un demandeur d’asile en tant que victime de la traite des êtres humains est totalement séparée de l’examen de la demande d’asile.

Si un demandeur d’asile se sent concerné par un de ces cas:

  • sa situation en Belgique ne correspond pas à ce qu’on avait annoncé;
  • il se trouve en Belgique à cause de personnes qui ont menti;
  • il est maltraité, exploité, menacé, obligé de faire des choses qu’il ne veut pas faire;
  • ses documents ont été confisqués et il ne parvient pas à les obtenir;
  • il ne reçoit pas le salaire promis;
  • il est souvent enfermé, isolé du monde extérieur.

Des associations peuvent l’aider, l’accueillir, l’écouter et lui trouver un logement sûr. 
Ces associations sont:
A Bruxelles : Pag-asa
02/511 64 64
www.pag-asa.be
A Anvers : Payoke
03/201 16 90
www.payoke.be
A Liège : Sürya
04/232 40 30
www.asblsurya.be

En tant que victime de la traite des êtres humains, le demandeur d’asile peut obtenir un titre de séjour et la protection des autorités belges, dans certaines conditions.