Statistiques d’asile – bilan 2017

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Moins de 7.300 dossiers pendants – Baisse drastique de la réserve de travail

Fin 2016, la réserve de travail totale du CGRA – nombre de dossiers pour lesquels le CGRA n’avait pas encore pris de décision – atteignait encore 14.815 dossiers. C’était la conséquence de l’afflux élevé de demandes d’asile de 2015. Grâce à une implication de tous les instants des collaborateurs du CGRA l’année dernière, la réserve de travail a été ramenée fin 2017 à 7.279 dossiers. « Jamais auparavant l’arriéré n’avait été résorbé sur une aussi brève période », selon le commissaire général Dirk Van den Bulck. Avec 4.500 dossiers, une réserve de travail peut être considérée comme normale. L’arriéré réel du CGRA se monte donc à moins de 2.800 dossiers. Comme le nombre de demandes de protection internationale et la capacité en matière de personnel restent stables, le CGRA résorbera l’arriéré fin juin 2018. Le CGRA est en effet conscient que de longs délais d’attente suscitent l’incertitude quant au futur, ce qui a un impact non négligeable sur les demandeurs.

 

Taux de protection toujours élevé

En 2017, le CGRA a estimé dans 50,7 % des décisions finales que le demandeur avait réellement besoin d’une protection. Il s’agit de 9.931 décisions, concernant 13.833 personnes (y compris des enfants mineurs qui accompagnent leurs parents).

  • 38,7 % des décisions étaient des décisions de reconnaissance du statut de réfugié. Ce statut est reconnu aux personnes qui ont quitté leur pays d’origine parce qu’elles craignaient des persécutions en raison de leur nationalité, de leur race, de leur religion, de leurs convictions politiques ou de leur appartenance à un certain groupe social.
  • 12 % des décisions étaient des décisions d’octroi du statut de protection subsidiaire aux personnes qui, en cas de retour dans leur pays d’origine, courent un risque réel de subir des atteintes graves.

Le pourcentage de protection de 50,7 % en 2017 reste aligné sur celui de 2016 (57,7%). Ce pourcentage élevé s’explique essentiellement par le profil des demandeurs de protection internationale. Ainsi, en 2017 le CGRA a également traité de nombreux dossiers de personnes originaires de Syrie. Ce sont en tout 4.096 Syriens qui ont reçu un statut de protection en Belgique.

Le « top 3 » des pays d’origine présentant le plus de décisions de reconnaissance du statut de réfugié sont la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak. Ceci illustre à nouveau que le besoin de protection reste élevé pour des personnes originaires de certains pays.

Ces 3 dernières années, le CGRA a accordé une protection à 40.094 personnes.

 

En 2017, 19.688 demandes de protection internationale; nombre comparable à celui des demandes en 2016, mais considérablement plus de réinstallations et de relocalisations

En 2017, ce sont 19.688 personnes qui ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Office des étrangers : ce nombre est comparable à celui de 2016, quand 18.710 personnes avaient introduit cette même demande, mais est beaucoup moins élevé que celui de 2015. Cette année-là, ce sont 44.760 personnes qui avaient demandé une protection internationale dans notre pays.

Par ailleurs, si l’on ne compte pas les personnes venues en Belgique en 2017 dans le cadre de la réinstallation (1.309) et de la relocalisation (895), le nombre de personnes qui ont introduit une demande de protection internationale en 2017 (17.537) est moins élevé que celui de 2016 (18.710), quand 452 personnes avaient été réinstallées et 200 personnes étaient venues dans notre pays dans le cadre de la relocalisation.

En 2017, en effet, 1.309 personnes sont arrivées dans notre pays dans le cadre de la réinstallation. Cette procédure a pour objet de proposer une solution à ceux qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine et qui ne peuvent pas non plus recevoir de protection suffisante, ni n’ont de perspectives locales d’intégration, dans le pays de premier accueil. Au cours de la même période, 895 personnes sont aussi arrivées en Belgique dans le cadre de relocalisation, conséquence du plan de répartition de la Commission européenne.

La Belgique respecte ses obligations par rapport à l’UE et s’est engagée en 2018 à fournir le même effort pour le nombre de personnes qui peuvent prétendre à la réinstallation. Ce faisant, notre pays collabore à une politique intégrée de protection internationale.

 

Plusieurs défis pour 2018

Le CGRA désire continuer d’accomplir de façon cohérente sa mission de base : accorder une protection à ceux qui ont fui la guerre et les persécutions. Quiconque a besoin de protection peut compter sur le CGRA à cet effet. Qui n’a pas besoin de protection reçoit une décision de refus.

Outre la résorption intégrale de l’arriéré par le traitement des dossiers de demandes d’asile, la mise en œuvre des modifications portées à la loi le 21 novembre 2017, transposant la directive Procédure d’asile de l’UE en droit belge, constitue un autre défi. Par la transposition de la directive, le CGRA accordera, notamment, encore davantage d’attention aux personnes présentant des besoins particuliers.

D’autre part, le CGRA continuera activement à défendre la construction du régime d’asile européen commun.

À l’automne 2018, le CGRA quittera les tours du WTC à la gare du Nord. C’est dans le bâtiment Eurostation, à côté de la garde du Midi, qu’il installera alors ses quartiers. Le CGRA y poursuivra son objectif : être une organisation performante et innovante.

11 Janvier 2018

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