Situation sécuritaire au nord du pays

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Le présent document est une mise à jour partielle du COI Focus Mali. Situation sécuritaire du 10 février 2017. Il décrit uniquement la situation sécuritaire au nord du pays durant la période du 1er janvier au 31 août 2017. La situation sécuritaire dans la région centrale est traitée dans un COI Focus intitulé Mali. Situation sécuritaire au centre du pays du 3 août 2017. Les recherches pour cette mise à jour ont été clôturées le 31 août 2017.

Les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015 ne sont pas représentés dans le gouvernement formé en avril 2017.

S’agissant des mesures prévues par l’accord de paix, les autorités intérimaires des cinq régions du nord du Mali ont officiellement été mises en place entre février et avril 2017. Des patrouilles mixtes composées de militaires des FAMA et de combattants des groupes armés ont été organisées. Par contre, le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants a pris du retard.

L’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 31 octobre 2017 en raison de l’insécurité dans les régions du nord et du centre du pays. Les sources consultées (ONU, ACLED, FIDH, AMDH) établissent un lien direct entre l’instabilité des conditions de sécurité et les activités des groupes djihadistes. Pour lutter contre ceux-ci, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé en juin 2017 le déploiement d’une force antiterroriste dans le Sahel (G5 Sahel). Le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont par ailleurs décidé la création d’une force tripartite pour sécuriser leurs frontières communes.

La période couverte par ce rapport a été marquée par des attaques menées par les groupes terroristes affiliés à AQMI contre les forces internationales et les forces de défense et de sécurité maliennes ainsi que contre les groupes armés signataires de l’accord de paix. La Coordination et la Plateforme qui ont continué à s’affronter pour le contrôle de la ville de Kidal ont convenu d’une trêve provisoire fin août 2017. La région de Kidal a connu des violences intercommunautaires, notamment entre tribus touareg Imghad et Idnan. Le trafic de drogues et l’utilisation des filières de trafic pour les migrations illégales se sont intensifiés dans les régions du nord de même que les violences (assassinats, actes de torture, pillages, viols et menaces) commises par des personnes tirant profit de l’insécurité pour commettre des actes de banditisme. Les sources consultées font état de violations des droits de l’homme commises par les forces de défense et de sécurité et par les groupes armés.

Les forces internationales et les forces de défense et de sécurité maliennes ont été la cible principale  des attaques des djihadistes. Les groupes armés signataires de l’accord de paix et les travailleurs humanitaires ont également été visés. Les civils ont subi les dommages liés aux violences. Celles-ci concernaient majoritairement le nord et le centre du pays. 

En juin-juillet 2017, 59.000 personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays et plus de 143.000 réfugiées, principalement au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger. Ces chiffres fournis par les instances onusiennes sont en augmentation par rapport à ceux du premier trimestre 2017.

L’insécurité et les violences ont un impact négatif sur la vie quotidienne, notamment le fonctionnement de l’administration et des écoles, l’accès aux soins de santé et le travail des organisations humanitaires.

Politique de traitement

La politique définie par le commissaire général se fonde sur une analyse approfondie d’informations récentes et détaillées sur la situation générale dans le pays. Ces informations ont été recueillies de manière professionnelle auprès de diverses sources objectives, dont le Bureau européen d’appui en matière d’asile, le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des organisations non gouvernementales, ainsi que la littérature spécialisée et les médias. Pour définir sa politique, le commissaire général ne se fonde donc pas exclusivement sur les COI Focus publiés sur le site du CGRA, qui ne traitent que de certains aspects particuliers de la situation du pays. Le fait qu’un COI Focus date d’un certain temps déjà ne signifie donc pas que la politique menée par le commissaire général ne soit plus d’actualité.

Pour examiner une demande d’asile, le commissaire général tient non seulement compte de la situation objective dans le pays d’origine à la date de la décision mais également de la situation individuelle et des circonstances personnelles du demandeur. Chaque demande d’asile est examinée au cas par cas. Le demandeur d’asile doit montrer de manière suffisamment concrète qu’il éprouve une crainte fondée de persécution ou court un risque réel d’atteintes graves. Il ne peut donc se contenter de renvoyer à la situation générale dans son pays mais doit également présenter des faits concrets et crédibles le concernant personnellement.

Pour ce pays, il n’y a pas une note de politique de traitement disponible sur le site web.

Land: 
Mali

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