Situation après le coup d'Etat du 5 septembre 2021

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Le présent rapport a pour objectif de faire le point sur la situation en Guinée suite au coup d’Etat survenu le 5 septembre 2021.

La recherche documentaire a été clôturée le 17 septembre 2021. Le Cedoca assure toutefois de manière continue le suivi de la situation politique en Guinée. Pour ce faire, il consulte quotidiennement diverses sources pertinentes, dans les médias locaux et internationaux. L’actualité étant amenée à évoluer au fil des jours, ce rapport fera l’objet d’une mise à jour, au cas où des changements fondamentaux ou de nouveaux développements modifieraient significativement la situation qui y est décrite.

Le 5 septembre 2021, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, à la tête du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), a attaqué le palais présidentiel et renversé le président Alpha Condé. Selon les sources, le bilan des événements fait état de dix ou vingt morts, principalement au sein de la garde présidentielle.

Depuis ce jour, Alpha Condé est détenu au quartier général de la junte à Conakry. Il est en bonne santé et son sort n’est pas encore fixé. Quant aux ministres de son gouvernement, ils sont libres mais leurs passeports et véhicules de fonction ont été saisis.

Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, d’ethnie malinké et originaire de Kankan comme Alpha Condé, a expliqué son geste par les dérives du pouvoir en place. Il a dissout les institutions en place et a déclaré vouloir ouvrir une transition inclusive et apaisée et réécrire une nouvelle Constitution avec tous les Guinéens. En vue de la formation d’un nouveau gouvernement, des concertations ont débuté le 14 septembre 2021, selon un programme établi, avec les partis politiques, les confessions religieuses, les organisations de la société civile, les représentations diplomatiques, les patrons des compagnies minières implantées en Guinée, les organisations patronales et enfin les banques et les syndicats. Le parti d’Alpha Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel), a annoncé vouloir participer à ces consultations. Au moment de la clôture du présent rapport, elles sont toujours en cours.

La libération de plusieurs dizaines de prisonniers politiques, dont des membres de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a eu lieu dès le 7 septembre 2021. Parmi les autres mesures prises par le CNRD, il y a la suppression des Postes avancés (PA) mis en place par le pouvoir d’Alpha Condé, l’instauration d’un couvre-feu et la création d’un numéro vert pour dénoncer les abus commis par les forces de l’ordre.

L’annonce du coup d’Etat a suscité des scènes de joie à Conakry et ailleurs dans le pays. Aussi bien la population que l’armée ont adhéré à ce coup de force. D’après International Crisis Group (ICG), aucune manifestation ne semble avoir été organisée pour protester contre le coup d’Etat. Le 11 septembre 2021, la junte annonce à la télévision nationale l’interdiction désormais de toute manifestation de soutien dans les rues.

Quant à la communauté internationale, elle a condamné la prise de pouvoir par la force et a réclamé la libération du président Alpha Condé. Lors d’un sommet extraordinaire qui s’est achevé le 16 septembre 2021, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de sanctions contre les membres de la junte. Par ailleurs, tant que l’ordre constitutionnel n’est pas rétabli, la Guinée reste exclue des instances de la CEDEAO qui demande une transition de maximum six mois.

Policy

The policy implemented by the Commissioner General is based on a thorough analysis of accurate and up-to-date information on the general situation in the country of origin. This information is collated in a professional manner from various, objective sources, including the EASO, the UNHCR, relevant international human rights organisations, non-governmental organisations, professional literature and coverage in the media. When determining policy, the Commissioner General does not only examine the COI Focuses written by Cedoca and published on this website, as these deal with just one aspect of the general situation in the country of origin. The fact that a COI Focus could be out-of-date does not mean that the policy that is being implemented by the Commissioner General is no longer up-to-date.

When assessing an application for asylum, the Commissioner General not only considers the actual situation in the country of origin at the moment of decision-making, he also takes into account the individual situation and personal circumstances of the applicant for international protection. Every asylum application is examined individually. An applicant must comprehensively demonstrate that he has a well-founded fear of persecution or that there is a clear personal risk of serious harm. He cannot, therefore, simply refer back to the general conditions in his country, but must also present concrete, credible and personal facts.

There is no policy paper for this country available on the website.

Land: 
Guinee