Situation sécuritaire

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La présente recherche dresse un état des lieux de la situation sécuritaire au Salvador. Clôturée le 15 juillet 2019, elle met à jour un COI Focus daté du 27 février 2015.

Les sources consultées interprètent de façon très diverse la nature de la violence qui oppose les gangs entre eux et à l’Etat. Au cours des dix-sept dernières années, des gouvernements de gauche et de droite se sont alternés, maniant une politique répressive au final peu efficace au vu du développement du phénomène des gangs. En dépit d’une apparente baisse constante des homicides depuis 2015, les sources concordent sur le fait que le Salvador est l’un des pays les plus dangereux du monde.

Les gangs principaux sont la Mara Salvatrucha et le Barrio 18. Les quelque 60.000 membres de gangs équivalent à 1 % de la population. Leur principale source de revenus est l’extorsion et leur rôle dans le trafic de drogue transnational est limité. La réponse de l’Etat a opéré de profondes transformations en leur sein.

Les forces de sécurité affectées à la lutte antigang sont constituées de policiers, épaulés par des militaires. Progressivement, depuis 2015, des mesures extraordinaires sont devenues permanentes. Les forces de sécurité sont accusées d’être responsables d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations arbitraires, de déplacement forcé, de torture. L’appareil judiciaire est ineffectif et corrompu.

En mars 2016, l’UNHCR a énuméré dans ses lignes directrices une liste de cibles potentielles qu’on peut catégoriser ainsi : des personnes qui résistent aux gangs et des personnes perçues comme y affiliées ; des personnes susceptibles de subir de l’extorsion ; des jeunes ; des femmes ; des personnes LGBT ; certaines professions (journalistes, défenseurs des droits humains, leaders de communauté et des défenseurs de l’environnement, leaders religieux, enseignants, (ex-)policiers et (ex-)militaires, juges, procureurs et avocats ); et enfin des indigènes.

La présence des gangs se ressent sur la quasi-totalité du territoire national et depuis 2015 se répand encore en zone rurale dans des communes où la présence policière est faible.

Il y a des Salvadoriens qui au quotidien parviennent à éviter les gangs, notamment de par leurs moyens financiers. Le contrôle territorial qu’exercent les gangs restreint la liberté de mouvement. L’agriculture, la pisciculture et le commerce sont frappés par l’extorsion. La plupart des établissements scolaires sont affectés par la présence des gangs. Chacun des grands partis politiques du Salvador a, à un moment, payé des gangs pendant les élections et l’actuel président Nayib Bukele a conclu des accords avec les gangs lorsqu’il était maire de San Salvador, afin d’exécuter ses projets dans des zones dangereuses.

Le nombre de déplacés internes varie selon la source qui le rapporte. L’Etat salvadorien ne dispose pas de chiffres officiels concernant le déplacement interne et rechigne à reconnaître le phénomène. L’IDMC rapporte 246.000 nouveaux déplacements internes en 2018 (soit un peu moins que 4 % de la population) et 296.000 en 2017. Les facteurs déclencheurs sont en premier lieu la violence criminelle selon des sources internationales et la société civile ou des motifs économiques selon le gouvernement. Les schémas de déplacement sont majoritairement intra-urbains, mais s’élargissent également vers les campagnes, voire, vers l’étranger. Plusieurs sources indiquent que le déplacement à l’intérieur du pays permet rarement d’atteindre la sécurité, ce qui enhardit de nombreuses victimes à poursuivre le déplacement au-delà des frontières nationales.

Policy

The policy implemented by the Commissioner General is based on a thorough analysis of accurate and up-to-date information on the general situation in the country of origin. This information is collated in a professional manner from various, objective sources, including the EASO, the UNHCR, relevant international human rights organisations, non-governmental organisations, professional literature and coverage in the media. When determining policy, the Commissioner General does not only examine the COI Focuses written by Cedoca and published on this website, as these deal with just one aspect of the general situation in the country of origin. The fact that a COI Focus could be out-of-date does not mean that the policy that is being implemented by the Commissioner General is no longer up-to-date.

When assessing an application for asylum, the Commissioner General not only considers the actual situation in the country of origin at the moment of decision-making, he also takes into account the individual situation and personal circumstances of the applicant for international protection. Every asylum application is examined individually. An applicant must comprehensively demonstrate that he has a well-founded fear of persecution or that there is a clear personal risk of serious harm. He cannot, therefore, simply refer back to the general conditions in his country, but must also present concrete, credible and personal facts.

There is no policy paper for this country available on the website.

Land: 
EL Salvador
New address CGRS