La République démocratique du Congo (RDC) est classée à la 163e place sur 182 pour l’année 2025 par l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International, ce qui équivaut à un niveau de corruption élevé. La corruption touche une grande diversité de secteurs, notamment la justice, l’administration publique, les finances, la gestion des ressources naturelles ainsi que l’éducation et la santé. Les études et rapports consultés soulignent que la corruption imprègne profondément le fonctionnement des institutions, où les pratiques telles que les pots-de-vin, le trafic d’influence et l’ingérence politique sont courantes. Par ailleurs, plusieurs sources décrivent une corruption endémique au sein de l’État, entraînant des pertes financières importantes et compromettant la gouvernance, le développement et l’État de droit.
Le pays dispose d’un cadre juridique conforme aux normes internationales en matière de lutte contre la corruption, comprenant notamment des dispositions constitutionnelles, pénales et sectorielles. Plusieurs institutions spécialisées ont également été mises en place pour prévenir et réprimer ce phénomène.
Les sources soulignent toutefois que la lutte contre la corruption en RDC est entravée par des facteurs structurels tels que l’impunité, les ingérences politiques, les dysfonctionnements judiciaires. Malgré l’existence d’un cadre juridique et d’institutions spécialisées, l’application des lois reste faible, les sanctions rares et peu dissuasives, et les mécanismes de contrôle peu efficaces. Cette situation contribue à la persistance d’une corruption systémique et à l’ineffectivité des politiques anticorruption.
S’agissant des faux documents, la presse en ligne publie divers exemples de pratiques ayant cours dans le pays. Sont notamment concernés les permis de conduire, les billets de banque, les diplômes et les cartes d’électeur.
Politique de traitement
La politique définie par le commissaire général se fonde sur une analyse approfondie d’informations récentes et détaillées sur la situation générale dans le pays. Ces informations ont été recueillies de manière professionnelle auprès de diverses sources objectives, dont l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA), le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des organisations non gouvernementales, ainsi que la littérature spécialisée et les médias. Pour définir sa politique, le commissaire général ne se fonde donc pas exclusivement sur les COI Focus publiés sur le site du CGRA, qui ne traitent que de certains aspects particuliers de la situation du pays. Le fait qu’un COI Focus date d’un certain temps déjà ne signifie donc pas que la politique menée par le commissaire général ne soit plus d’actualité.
Pour examiner une demande d’asile, le commissaire général tient non seulement compte de la situation objective dans le pays d’origine à la date de la décision mais également de la situation individuelle et des circonstances personnelles du demandeur. Chaque demande d’asile est examinée au cas par cas. Le demandeur d’asile doit montrer de manière suffisamment concrète qu’il éprouve une crainte fondée de persécution ou court un risque réel d’atteintes graves. Il ne peut donc se contenter de renvoyer à la situation générale dans son pays mais doit également présenter des faits concrets et crédibles le concernant personnellement.
Pour ce pays, il n’y a pas de note de politique de traitement disponible sur le site Internet du CGRA.
