Situation sécuritaire

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La présente recherche dresse un état des lieux de la situation sécuritaire au Venezuela, qui est particulièrement complexe et volatile. Elle constitue une mise à jour du COI Focus daté du 20 avril 2018 et porte sur la période allant d’avril 2018 à mars 2019. Elle s’est clôturée le 12 mars 2019.

Depuis 2014, le Venezuela traverse une crise à la fois politique et socio-économique. L’hyperinflation a un impact sérieux sur la capacité à obtenir un accès à de la nourriture, des médicaments et d’autres biens de base. Le Venezuela continue d’être un des pays les plus violents du monde et connaît un exode massif de sa population. Les sanctions étrangères visent désormais une septantaine de personnes.

Avec l’autoproclamation de Juan Guaidó comme président le 23 janvier 2019, l’opposition entre dans une phase accélérée de son évolution et les manifestations s’enchaînent. Guaidó peut compter sur le soutien des Etats-Unis, du groupe de Lima (soit quinze Etats latino-américains plus le Canada) et de plusieurs Etats membres de l’Union européenne. Maduro, quant à lui, est soutenu par la Russie et la Chine.

Les protagonistes du conflit peuvent être scindés en deux catégories. Font partie des agents institutionnels l’armée, la police, et le service des renseignements. Selon l’OVV, le nombre d’homicides qui leur sont imputés (exécutions extrajudiciaires) a augmenté. Parmi les agents extra-institutionnels figurent les colectivos, les megabandas, les guérillas et les GOAs. Le nombre d’homicides qui leur sont imputés a diminué d’après l’OVV.

L’impunité suite aux violations des droits humains est généralisée. Il est notamment question d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations arbitraires, de mauvaises conditions de détention et de discrimination envers des personnes perçues comme étant des opposants.

Les cibles principales des violations des droits humains sont les opposants, les manifestants, des passants lors de manifestations, des membres de la famille de personnes ayant un lien avec les protestations de janvier 2019, les défenseurs des droits humains et enfin les professionnels des médias.

Politique de traitement

La politique définie par le commissaire général se fonde sur une analyse approfondie d’informations récentes et détaillées sur la situation générale dans le pays. Ces informations ont été recueillies de manière professionnelle auprès de diverses sources objectives, dont le Bureau européen d’appui en matière d’asile, le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des organisations non gouvernementales, ainsi que la littérature spécialisée et les médias. Pour définir sa politique, le commissaire général ne se fonde donc pas exclusivement sur les COI Focus publiés sur le site du CGRA, qui ne traitent que de certains aspects particuliers de la situation du pays. Le fait qu’un COI Focus date d’un certain temps déjà ne signifie donc pas que la politique menée par le commissaire général ne soit plus d’actualité.

Pour examiner une demande d’asile, le commissaire général tient non seulement compte de la situation objective dans le pays d’origine à la date de la décision mais également de la situation individuelle et des circonstances personnelles du demandeur. Chaque demande d’asile est examinée au cas par cas. Le demandeur d’asile doit montrer de manière suffisamment concrète qu’il éprouve une crainte fondée de persécution ou court un risque réel d’atteintes graves. Il ne peut donc se contenter de renvoyer à la situation générale dans son pays mais doit également présenter des faits concrets et crédibles le concernant personnellement.

Pour ce pays, il n’y a pas une note de politique de traitement disponible sur le site web.

Land: 
Venezuela
Nouvelle adresse CGRA